Le dur combat

Combattre le cynisme, telle est la finalité de ce blogue. À travers l’écriture, nos réflexions et le récit de nos expériences personnelles, nous devons quitter le négativisme qui hante notre jeunesse. Un défi de taille vous direz, un ultimatum pour notre épanouissement mental de jeunes filles. Arrivées à un stade qui frôle le point de non-retour, une seule solution s’offrait à nous, faire dorénavant tout en notre pouvoir pour combattre ce fléau en s’appuyant sur ce blogue pour laisser des traces tangibles de notre quête, ou de notre échec. Malgré des jours sombres où s’accumulent des évènements pathétiques, des rencontres insipides et des séances de bitchage qui s’éternisent jusqu’au petites heures du matin, il ne faut jamais perdre de vue l’objectif ultime. L’effort requis est parfois inhumain. Moi, qui se complait dans son cynisme, mon insolence face au monde et qui se réjouit devant l’inconvenance, je devais trouver de nouvelles bases à ma vision du monde. Au cours des dernières années, j’ai perdu foi en la naïveté romantique. Peu à peu, je m’extirpe de ce grand trou noir de désabusement.

Objectif #1, tomber en amour.

Tout d’abord, laisser tomber toutes les prémices que l’on s’est forgées au cours de la période de célibat.

– Les bons amoureux sont pathétiques.

– Le bon gars est un piètre amant.

– Les bons amoureux sont en couple.

– Les bons amants sont de piètres amoureux.

– Le bon gars a un look de marde.

– Le bad guy préfère son look à sa maitresse.

– Le bon amant a trop de maitresses pour que son pénis demeure propre.

– Le bon gars a des objectifs de vie qui laissent à désirer.

– Le bad guy a des objectifs de vie encore plus louches.

Mais par dessus tout…

– Les mecs, c’est tous des salauds.

Bon. Ici je vais faire une parenthèse, je ne suis ni féministe, ni misandre, ni lesbienne. Si j’étais un homme et que j’écrivais cet article, j’en aurais probablement encore bien plus à dire sur la gente féminine.

Alors voilà. Après avoir abandonnée ces idées préconçues, il faut élaborer un bon plan d’attaque. J’ai personnellement opté pour une technique tout à fait innovante. Je l’ai nommé, le COMPTE À REBOURS. En voici les détails :

1. Dénicher un cercle d’amis, communément appelé la gang de gars.

2. Organiser un gros pénis party, les inviter. (Le pénis party est une technique efficace. Pour ne pas semer le doute, inviter quelques filles, mais en couple. Ainsi, le « candidat » sélectionné devient plus facile à isoler et à protéger des autres prédateurs femelles)

3. Se mettre belle.

4. Choisir une victime complètement saoule et/ou droguée (communément appelé « le gars torché »)

5. Faire trois ou quatre tours de magie, l’ensorceler, le faire tomber en amour instantanément (lire ici, croire au destin)

6. Poser une date butoir à votre idylle. Quitter le pays dans un futur très proche.

7. Proposer à la victime de passer les derniers jours ensemble, sans dormir et faire l’amour sans cesse.

8. Profiter de sa fatigue chronique pour s’imposer comme étant « La » femme de sa vie.

9. Foutre le camp.

10. Croire en l’amour de nouveau.

L’amour à distance, je crois pas à ça. Mais cette méthode semble pourtant faire ses preuves à plusieurs égards. Ça tape pas sur les nerfs un mec qui habite un autre continent.

Très vite pourtant, le cynisme a tranquillement repris le dessus sur ma vie. Le manque de sexe (parce que Skype, ça donne pas les meilleurs orgasmes, disons-le), le froid de l’hiver, mon chat qui devrait servir à combler mes carences affectives mais qui préfère pisser dans mon entrée et me réveiller chaque matin par son petit miaulement strident… Et tout le reste qui fait quotidiennement chier. Tu te réveilles un bon jour et tu te dis « La vie s’t’assez de la marde ». Et voilà, tout ces mois d’efforts tombent à l’eau. Tout est à reconstruire.

Quelques trucs qui m’aident à écouler les jours difficiles :

–       Crier à mon chat de fermer sa gueule et m’excuser. Le prendre dans mes bras, le câliner, lui dire qu’il est dont beau avec une voix de mongole (lire : passer pour une folle devant ses colocs)

–       M’acheter du linge (dans les bons comme dans les mauvais moments, consommer du tissus de différentes formes et tailles demeure pour moi l’une des thérapies les plus efficace)

–       Allez rejoindre mon prince charmant à l’étranger, faire le plein de sexe. Se fiancer. (lire : passer un petit moment agace pour être certain de s’ennuyer encore davantage en rentrant à la maison)

–       Revenir seule chez soi et s’acheter un jouet sexuel. Espérer que ça remplace son homme, réaliser très vite que non, mais bon…

–       Épouser fermement une cause. Participer au déclanchement d’une grève étudiante, aller manifester et crier fort. (lire : penser qu’on est des milliers à penser comme moi et à vouloir envoyer chier l’humanité de temps en temps)

 

Merci à vous, fidèles lecteurs.

Je vous invite à partager vos trucs et astuces avec moi, parce que le combat n’est pas à veille de s’achever.

Un avis sur « Le dur combat »

  1. Katerine avec un K dit :

    Très belle article, ça me donne le goût de trouver moi aussi un mec torché et de lui faire une ou deux passes de magie noire.

    Voici quelques trucs pour passer le temps sans trop en perdre :

    – s’acheter des b-blades – http://i.animecrazy.net/beyblades.jpg (ainsi qu’une arène d’une taille respectable)

    – apprendre quelques chose de complètement inutiles (tel que le scrapbooking, la danse en ligne, le limbo, une langue morte ou la confection de pâtisserie haute-gamme)

    – ou encore écrire un blog…

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